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Pré-éclampsie

Publié le  Lecture 9 mins

Les marqueurs prédictifs de la prééclampsie

Julie ANTOMARCHI, Nice

La prééclampsie se définit par l’association d’une hypertension artérielle systolique ≥ 140 mmHg et/ou une pression artérielle diastolique ≥ 90 mmHg et d’une protéinurie > 0,3g/24 H de novo, après 20 semaines d’aménorrhée (SA)(1).

Elle est la 4e cause de mortalité maternelle en France, après les hémorragies de la délivrance, l’embolie amniotique et les pathologies thromboemboliques. L’enquête de périnatalité française a montré que 2,1 % des grossesses ont été compliquées de prééclampsie et 2,8 % d’hypertension artérielle gravidique.

Cette pathologie est une préoccupation quotidienne des équipes obstétricales et pédiatriques. En effet, la gravité de la prééclampsie réside dans la possibilité d’apparition de complications maternelles sévères (HELLP syndrome, éclampsie, trouble de l’hémostase, hématome rétro-placentaire, œdème aigu du poumon, œdème papillaire, décès) et périnatales (hypotrophie, prématurité induite, décès in utero). Le seul traitement curatif est actuellement l’extraction fœtale permettant l’extraction du placenta, qui est à l’origine de cette pathologie. Avant 34 SA, l’expectative est possible selon la gravité de la maladie pour prolonger la grossesse et diminuer la morbidité néonatale liée à la prématurité.

Il apparaît donc essentiel de développer et de mettre en place des outils prédictifs de prééclampsie et également des outils pronostiques pour prévenir et anticiper les formes graves.

Des biomarqueurs ont été identifiés, certains semblent prometteurs car ils sont corrélés à la sévérité de la pathologie et leurs taux sériques sont anormaux bien avant l’apparition des anomalies cliniques et biologiques. Parmi ces marqueurs, le PlGF (placental growth factor) et son récepteur soluble semblent être les plus pertinents(2).

Physiopathologie de la pré-éclampsie Les causes de la prééclampsie ne sont pas encore entièrement élucidées à ce jour. On sait néanmoins qu’un défaut d’invasion trophoblastique joue un rôle prépondérant et qu’il en découle une vascularisation utéroplacentaire inadéquate. Cette dysfonction...

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